Martha Rodezno - Membre de la compagnie Balmuz

Compagnie Balmuz - Jacques Patarozzi | 1990-1995

La rencontre avec Jacques Patarozzi a été importante dans mon parcours.
La première pièce que j’ai vue de lui, « Chaque un appelle », a été une révélation. J’ai suivi pendant longtemps ses cours et ce fut un grand plaisir d’apprendre de ce danseur des lignes d’une grande douceur. C’est en travaillant pour sa compagnie que j’ai mesuré l’importance de l’improvisation dans le processus de création.

Martha Rodezno

« Blanc seing »

« Blanc seing »

Ce travail sur le monde plastique et sensuel d' Egon Schiele met en scène quatre femmes et un homme qui se glissent dans un rythme inspiré des ses peintures. De cet univers émerge une danse aux postures à la fois détendues et excentriques, non conventionnelles, dont la tension érotique devient peu à peu une respiration.

« Tunnels »

« Tunnels »

Dans cette création, il ne s’agit pas de faire l’inventaire des rites funéraires, ni une collecte des parades amoureuses, ni une description clinique des métamorphoses, mais bien plutôt de saisir dans tous ce qu’il y a de fugitif, de risqué, d’urgent, d’inconnu, d’inquiétude, le moment si bref fut-il du passage d’un monde à un autre. Le passage : le bonheur de ne plus exister sur aucun territoire.

Jean-Marc Adolphe, "La chair ou le fantôme ", La Danse, 1987

Extraits pour "Tunnels" de Jacques Patarozzi

« Mansouet, un homme nu »

« Mansouet, un homme nu »

C’était un homme reclu dans une chambre de maison de village, en Corse.
A l’orée, la lisière.
Il criait son nom à l’insupportable blancheur de midi : Mansouet.
Il criait son nom de nulle part dans ce silence abominable de midi :
Mansouet.
Il criait son nom de la guerre revenu, si nu : Mansouet.
La tête pleine et vide de ce qu’il avait vu. Il avait vu les terres du nord, les villes du nord, les femmes du nord.
Aujourd’hui il crie : Mansouet, nu, aux femmes nues dans sa tète.

Texte : Jacques Leclerc

« Le voleur de ballons »

« Le voleur de ballons »

Dans un cercle de lumière, sur une piste, un homme cache le ciel sous son manteau, et de son manteau, comme au cirque, se succèdent les numéros...

« Amossa, des jours et des nuits »...  

« Amossa, des jours et des nuits »

Ce spectacle s'organise autour de plusieurs chants polyphoniques traditionnels corses qui racontent la vie quotidienne, l'amour, la haine, la vengeance, les animaux, la nature, la mort. La danse retranscrit, en décor naturel, l'union du contemporain et de la tradition au cœur même de la Corse.

Jean-Marc Adolphe, " La plus simple émotion ", L’Humanité, 1990

" Une ouverture à petits pas ", Corse Matin , 1990

Danseurs de la compagnie Balmuz : Inès Medina, Rita Marcher, Fabienne Soula, Jean-Luc Ducourt, Sylvain Richard, Frédéric Bentkovski, Anne Rudelbach, Elaine Labrie, Fabrice Dasse, William Petit, Pierre Séraphin, Claire Haenni, Antonia Pons Capo, Frédéric Seguette, Antoine Effroy, Martha Rodezno, Jacques Patarozzi.
Régisseur et créateur de lumières de la compagnie pour l'ensemble des pièces : Jean Marc Colonna d’Istria.

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